Summary
Au concile de Chalcédoine fut définie la doctrine des deux natures dans une hypostase ce qui fut adopté à l’unanimité par les orthodoxes dans les deux parties de l’Empire. Les canons chalcédoniens, adoptés par le concile, surtout ceux, élevant le rôle et le rang du Patriarcats de Constantinople (canons 9, 17, 28) provoqua un conflit entre l’Orient et l’Occident. Par le 28-ème canon la capitale fut placée au deuxième rang après Rome non seulement par honneur, mais aussi par pouvoir. Le pape Léon I et ses successeurs refusèrent catégoriquement d’accepter cette décision, pendant que les patriarches de la capitale ne cessaient de la défendre et de profiter des prérogatives qu‘elle leur conférait. Cette lutte fut l’une des causes, bien
que passée sous silence, pour le schisme d’Acace, ainsi que pour les divisions qui suivirent. L’adoption de ces canons par le concile malgré le refus formel des légats pontificaux de participer aux débats et au vote, donna au pape Léon I un motif pour s’abstenir pendant un certain temps de reconnaître le concile, bien qu’il acceptât à part entière la détermination dogmatique de la foi. De son vivant la paix religieuse fut préservée, malgré les contradictions, mais elle fut bientôt rompue par l’apparition du schisme.